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LES « VIRTUS » DES JEUX VIDEOS ? (PART 2)

Publié par braaxe

Les jeux-vidéos, un péché ? Capital, pour C-Way Le Mag, qui fait le point sur la dangerosité de cette pomme interdite, que l’on peut pourtant aujourd’hui croquer à pleine dents, selon notre Ministère, comme « objet culturel » ! Mais alors quelles sont les vertus de ces jeux viciés ? C’est que les jeux-vidéos dévoileraient des « virtu » ! Contraction de virtuel et vertu, C-Way Le Mag lève le voile …

MULTI-VERS et MULTI-TASKS

Violents, sanguinolents, menaçants, les jeux d’actions, nous l’avons vu (cf. PART.1), ont (trop ?) longtemps été le cœur de cible de notre immoralité. Le prix pour abattre des victimes (zombies, soldats voire civiles) et se battre au nom de valeurs immorales (du néo-colonialisme au cyberterrorisme) a été celui chèrement payé par les jeux « FPS » (First-person shooter). Lancé dès 1974 par Maze War, ces « jeux de tir à la première personne », glissant la pupille de votre enfant dans l’œil du tireur, ont même abattu ces clichés ! C’est que les détracteurs n’avaient pas en ligne de mire, les vertus des FPS prouvées notamment par Daphné Bavelier . La neuroscientifique a pu attester que les jeux de FPS « augmentaient la plasticité neuronale » des enfants selon trois fonctions : attention, observation et réaction !
Aux aguets, votre enfant aiguise ses réflexes empiriques tout en affutant sa prise de décision théorique. Et ce pouvoir décisionnel est augmenté, au cube, par les degrés de réalité que ces jeux esquissent à travers à leurs univers parallèles. C’est donc grâce à ces « multivers » virtuels que votre enfant déploie des capacités motrices et neuronales « multi-tasks », elles, bien réelles. Jeté dans notre monde devenu multifactoriel, il apprend ainsi intuitivement à ne plus seulement répondre à une seule tâche linéaire mais à gérer plusieurs ordres donnés simultanément qui lui seront à l’avenir imposés. Reste à savoir si après la bataille d’opinions sur les jeux FPS, recharger son arme tout en changeant d’univers, fera de votre petit bout de chou un manager en puissance ?

DES INCUBATEURS PROFESSIONNELS ?

Car à la sempiternelle question : « qu’est-ce que tu voudras faire quand tu seras grand ? » les jeux-vidéos peuvent s’avérer de réels révélateurs de talents, des incubateurs virtuels de métiers. Médecins, détectives, avocats… vos petits peuvent à présent expérimenter leur avenir, virtuellement. Certains jeux-vidéos ont de fait l’avantage de plonger les bambins au cœur d’un métier en immersion. KGB (1992) peut transformer votre ado passif en agent dormant, tandis que Devill’s Attorney peut lui souffler la meilleure attaque pour qu’il sorte diplômé du barreau. Quant à notre ancien docteur Maboul qui électrisait nos palpitants, le jeu de société a été supplanté par le docteur Hoedemaker qui désosse les ficelles du métier de chirurgien dans Underground . S’il ne remplacera pas 9 années de médecine, ce jeu-vidéo suscitera peut-être des vocations d’Hippocrate (de Dr. Mamour ou Dr. House, selon) ou autres passions…

LES LUDO-CULTURELS?

Abêtissants, abrutissants, crétinisants, les jeux-vidéos ne le sont donc peut-être plus tant… au point que 7 % des Français considèrent qu’ils font partie de notre patrimoine culturel, selon une étude du Ministère de la Culture. Certes bien moins que les musées (84 %), mais plus que la téléréalité (5 %), les jeux-vidéos sont devenus un « objet culturel » que 12 % de nos enfants croquent à pleine dent de lait. Du Jardin d’Adam et Eve à Ulysse, les ludo-culturels offrent une clef pédagogique adaptée pour ouvrir l’Histoire au temps…digital ! Car tentez de glisser dans les mimines potelées de vos générations Z (zapping) les 35 tomes de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert … ou préférez que votre tout-petit se prenne pour Zeus : Le Maître de l’Olympe dans votre salon. De Pharaon (1999) à Caesar III (1998), du Maître de l’Atlantide : Poséidon (2001) aux Titans, les jeux-culturels ont eu l’intelligence pas si artificielle de s’implanter au cœur d’un marché moderne en éternisant notre passé… Car Si Age of Empire s’en est emparé impérieusement depuis 2001, Age of Mythology, en remontant aux racines de l’humanité, a su cristalliser les plus jeunes !

« LES LUDO, C’EST VERSAILLES ! »

Paradoxe temporel qui se trouve résolu grâce à la « virtu » transgénérationnelle des jeux-vidéos. « On ne joue pas seulement au bowling sur Wii avec nos petits-enfants, on s’est lancés dans le jeu-vidéo “Versailles”, reconstitution fidèle de l’époque de Louis XIV, où l’on doit démanteler un complot contre le roi », confiait « une petite veille » au journal Le Monde.
Dans la galerie de nos imaginaires, les jeux-vidéos ont donc fait tomber bien des masques : ni anges, ni démons, « ces résultats démontrent que les jeux-vidéo sont une autre manière de jouer pour les Digital Natives, dotée de tous les bénéfices qu’apporte la finalité de jouer adaptée grâce aux moyens utilisés », actualise Allison Mishkin, auteure de la très sérieuse étude publiée dans la revue Psychology of Popular Media Culture . Et ce n’est pas C-Way Le Mag qui contredira pas le philosophe Kant qui ordonnait : « Agis toujours comme si tu considérais le moyen comme ta fin ». Jouer aux « virtus », yes you can ; Kant avait déjà raison !

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